Mon chat m’oblige à me réveiller vers 6h. La veille de la nuit de Noël. Tout le monde dort. Je suis le seul debout dans le quartier. J’adore mon chat mais il est difficile à vivre.

Samsara Blues ExperimentRevelation & Mystery (2011)

Je suis tout seul dans la nuit. Babe semble être occupée après m’avoir dit bonjour ce qui n’est pas si mal et me laisse un peu de temps pour faire mes trucs, pour m’éveiller lentement, profiter de la musique.

SaorGuardians (2016)

En fait, babe n’est pas occupée, elle dit qu’elle est juste fainéante aujourd’hui, mais je la trouve déprimée. C’est l’anniversaire de la mort de son père, cela se comprend, même si c’était il y a longtemps et qu’elle dit que cela ne change rien. On décide de se parler plus tard. Je ne sais pas vraiment pourquoi elle est comme ça aujourd’hui. Je vais faire sans, peu importe.

Il va falloir développer tout ce que j’ai prévu de faire hier pendant le reste de l’année. Utiliser les publications comme il le faut, ce genre de choses.

SojournerEmpires Of Ash (2016)

Tout cela me rend un peu triste ce matin. Je me lève trop tôt, pour ne même pas profiter de la présence de babe, c’est idiot. Satané chat. J’aurais dû lui donner à manger et me recoucher.

IntrovertA Collection of Failed Attempts to Breathe (2017)

Je suis décalé dès 10h30 du matin parce que je ne vois pas vraiment ce que je vais faire de ce grand week-end de Noël tout seul. Si babe n’en profite pas pour discuter, autant ne rien faire, ou faire n’importe quoi.

YOBThe Great Cessation (Reissue) (2010-2017)

J’ai mangé, j’ai fait une sieste assez rapidement. Je me sens seul alors que babe ne donne pas signe de vie. C’est précisément dans ces moments que l’on remarque les dépendances (affectives, drogues…) problématiques. Je ne devrais pas attendre en permanence des messages de babe. C’est pourtant ce que l’on fait depuis un an et demi. Il suffit que babe ne soit pas d’humeur et ne parle pas pour que je sois angoissé. Je ne devrais pas l’être. Nous ne sommes pas obligés de nous parler 365 journées entières par an.

Je lui laisse donc de l’espace pour faire son/ses deuil/s maintenant. Quand bien même elle me dit que cela n’est pas un problème, elle a besoin de temps pour elle. Et je devrais profiter de ce temps pour moi aussi. C’est à peu près ce que je fais aujourd’hui, mais je ne suis pas vraiment en forme, c’est le souci. Pourtant, je suis libre de faire tout ce dont j’ai envie. Mais je trouve cette journée détestable, depuis le réveil.

Je vais me préparer un peu et prendre du pain et du Coca pour les trois jours à venir puisque je ne sais pas trop ce qui sera ouvert ou pas. Autant se méfier. Et tant pis pour l’heure, je fais sans.

Je reviens, j’ai un peu mal au ventre. Mais j’ai ce qu’il faut avec moi. Je trouve la ville de plus en plus désagréable. Cette ville, j’entends. Quoique. Les petites villes en général j’imagine. Je me souviens comme je me sentais bien à Manille, dans cette mégapole où tout se côtoie, le meilleur comme le pire. Mais la France en général me donne les mêmes remontées acides pourrait-on dire. À part peut-être quelques coins de montagnes perdus magnifiques mais invivables.

Je croise les gens et je suis fatigué d’entendre les mêmes choses. Dans une autre langue au moins, on n’est pas emmerdé. Même si l’on est capable plus ou moins de comprendre, cela reste différent, on peut couper les voix parasites sans trop d’effort et se retrouver dans un brouillard flou de vocables et d’intonations exotiques.

Ma journée en tant que telle est terminée j’imagine. Je ne vois pas vraiment ce que je pourrais faire de plus. Heureusement l’album de YOB est vraiment parfait, ce qui me réchauffe un peu les entrailles glacées. Je monte le son dans mon casque et j’entrevois toutes les couches des morceaux, chaque nuance. Le disque dure 1h17 et j’en suis à ma seconde écoute. Il ne me reste plus grand-chose quand je réfléchis à cela. J’ai envoyé deux hameçons à babe qui est maintenant dans la nuit. Cela ne mord pas. J’essaie d’être enjoué. Je parie que j’échoue lamentablement. Peu importe.

J’aurais fait quelques choses nécessaires aujourd’hui malgré tout. Nécessaires pour le monde plus précisément. Je ne suis pas du tout certain que cela soit le cas pour mes affaires personnelles. Cela dépend beaucoup de ce que je considère comme personnel finalement.

Cranely GardensHouse of Decay (2017)

Je réussis à parler un peu avec babe avant qu’elle se couche. Une journée sans elle. Je dois apprendre à gérer cela d’une meilleure manière. Je sais qu’elle ne va pas vraiment bien. Elle a de nouveau mal au bras. Le symptôme principal quand tout va mal. Mais je dois lui laisser de l’air. Être là, présent, est important, mais je ne dois pas l’enfermer dans un perpétuel bavardage inutile. Tout change heureusement lorsque nous sommes vraiment ensemble. Pour l’instant, la journée va se terminer pour elle et je vais m’achever probablement.

En faisant tout cela, je finis par réfléchir longuement et je vais me coucher vraiment tard dans la nuit alors que je suis debout depuis trop longtemps. Je pense même ne pas imaginer d’heure pour dormir, contrairement à ce que je fais d’habitude pour rester plus proche du fuseau horaire de Manille. Je ne peux pas vivre comme cela : accomplir quelque chose et être en esprit seulement à Manille. Quand j’y serai, je serai bien heureux d’avoir fait quelque chose à suivre, d’avoir de la matière mentale et en ligne. Il me faut plus de courage. Et poursuivre demain.

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