Savoir mais ne pas faire est probablement la situation dans laquelle je me mets la plupart du temps. Je ne suis pas certain de pouvoir changer ce fait et donc (re)devenir un être créatif plutôt que contemplatif. Parce que je sais précisément à quoi devrait ressembler la création. Mais je ne la fais pas. Comme si le fait de l’avoir pensée complètement l’annihilait en conséquence. Il en est de même pour les choses du quotidien. On appelle cela de l’aboulie en psychiatrie. Il est certain que ma maladie afférente n’aide en rien.

Je vais commencer par changer de toutes petites choses. Et les faire correspondre à ce que je sais, je suis.

La faim est ce qui doit m’habiter. Je m’affame consciemment pour faire apparaître l’état qui pourrait s’avérer correspondre. Retrouver l’état maladif, malingre de l’artiste maudit est une voie que je ne pensais plus emprunter depuis si longtemps. Toujours avoir faim est primordial. Car la faim physique se transforme en une faim créative conséquente.

Une absence désormais, due à l’énergie, parce que c’est comme cela que cela fonctionne aujourd’hui. L’énergie façonne notre rapport aux autres, ainsi que les ondes. Quand l’énergie disparaît, la personne aussi immédiatement. En découle un vide profond, jamais certain, qui peut ronger les entrailles ou simplement nous laisser du temps. Le temps comme première valeur n’existe plus vraiment pour le monde. Je suis l’une des rares personnes à le prendre, à le gagner, difficilement.

D’un autre côté, prendre un temps pour ne rien en faire, cela paraît inutile et vain. Je l’avoue. Écrire le chœur n’est pas un vide, c’est tout de même difficile et cela demande réflexion, et code.

Ma moitié entre dans la ville grouillante de vie, peut-être déjà de nuit, après un périple probablement exténuant, mais conforme aux besoins. Une pensée prolongée vers le futur qui malheureusement n’existe pas. Elle ne peut que lancer des sondes, encore et encore, jusqu’à ce que la fortune lui soit favorable. Le froid en-dehors du maelström lui fut cuisant. Le tissu court et malicieux n’est pas vraiment adapté à la campagne.

Ma bestiole dort à poings fermés, après son repas du matin pris. Pour une fois, son irritante manie de m’obliger à me mettre debout fut utile.

Ma moitié est arrivée chez elle. Un problème de papiers à résoudre une fois de plus, une toute petite erreur mais qui revient à perdre une journée de plus. Et les souvenirs terrifiants de la maladie et la disparition de sa mère alors qu’elle se débattait pour sa survie. Son entourage hautement toxique lui conjure de fuir le pays. Je sais qu’elle en est capable et qu’elle fait tout pour cela. Ensuite, ce n’est qu’une question de hasard puisque les capacités ne sont pas à remettre en question.

(image source : taromoberly)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s