J’ai dormi longtemps, mais je ne me suis pas levé tard. Babe n’a pas encore passé sa dernière présentation pour sa certification internationale de professeur. Elle doit être en train de la faire maintenant. Je ne me fais pas de souci pour elle, l’expérience et son intelligence vont régler cela sans coup férir. Done. Une bonne chose de faite !

Il pleut des cordes, le festival des gens va être foireux. Et pour moi, faire une sortie pour quelques courses en centre-ville est fortement compromise. Même si c’est juste à côté, il pleut vraiment des cordes sans discontinuer.

Bloodshot DawnReanimation (2018) • Technical Death Metal • 3

Je glande tranquillement, j’écoute de nouveaux disques. 9h53. Mais je ne culpabilise plus. Je n’ai rien d’autre à faire qu’écrire sans cesse et écouter de la musique. Quand je fais cela, non seulement cela ne change rien à ce que je reçois comme argent, même plus, j’en perds beaucoup moins à essayer et échouer sans arrêt. Il ne faut pas se leurrer, même (et à cause de) avec mes médicaments, je ne suis pas capable de travailler (sans parler de l’aliénation qu’il m’est arrivée de subir dans ces cas). Alors j’ai passé quinze ans en freelance (enfin avec le trou où j’étais tellement malade que je ne pouvais rien faire d’autre que dormir ou être un zombie). Maintenant, même les trucs en freelance sur le web n’aboutissent à rien. Il ne faut pas se leurrer : « I’ll never gonna work another day in my life ».

Je viens de me rendre compte que le festival commence jeudi prochain. Je suis toujours très au courant de ce qui se passe autour moi, ha ha. Ils s’y prennent vraiment tôt pour mettre tout en place. Cela fait déjà plus d’une semaine. Une vraie nuisance mais comme je ne fais pas vraiment partie de la vie du dehors, cela ne me dérange pas plus que cela.

Lali PunaOur Inventions (2010) • Electro Pop • 3

J’ai fait une sieste tranquillement en laissant babe se reposer aussi. Elle me réveille après une petite heure. On finit par discuter. Je me fais un thé. Il pleut des cordes depuis cette nuit, sans discontinuer, je ne vais même pas sortir cinq minutes. On dirait qu’il fait nuit, les lampes sont allumées. La pluie frappe les fenêtres à cause du vent, je ne peux même pas fumer une cigarette sans être rincé. Déjà que mon appartement donne au Nord sauf la chambre. On ne peut pas dire qu’il soit lumineux, même s’il est au dernier étage.

Je sais que rien de ce que j’imagine pour le futur en Asie ne sera tel que je l’imagine, mais au moins, il y aura de l’étonnement, de la curiosité, malgré tout le reste. Je meurs d’ennui dans mon appartement, le web ne me fait plus vraiment d’effet depuis longtemps. Je reste pourtant collé à lui, faute d’autre chose. Et puis à part une fois par an « pour de vrai », il y a babe dessus. Alors je fais en sorte de garder une ligne ouverte.

J’écoute des trucs divers en shuffle sur Apple Music que je n’aime pas spécialement, rien d’horrible non plus, mais cela crée une sorte de modification dans mon esprit qui est bienvenue. L’ennui est moins puissant. Ce n’est pas vraiment de l’ennui, j’ai appris à le gérer depuis que je suis enfant (unique) grandissant à la campagne. C’est plutôt une forme d’épuisement de l’âme.

Mon avenir est plus flou que jamais. Je ne suis pourtant pas du tout anxieux maintenant. Le calme le plus parfait. J’ai enfin mon sentiment préféré de me moquer de tout et de pouvoir faire n’importe quoi. Je réussis désormais à résister à être toujours disponible pour babe, c’est idiot et elle ne le fait pas, depuis le début. Je suis mon propre bourreau quand il s’agit de dépendance, affective aussi.

Non, babe est en train de faire de la pâte à pancakes pour demain matin, elle ne s’est pas endormie. Il est pourtant très tard. Je fume un pétard à l’intérieur, puisque la fenêtre est impraticable avec cette tempête permanente. Je n’aime pas que mon intérieur sente la cigarette, mais bon, ce délire ne va jamais s’arrêter on dirait. Je finis mon énième thé.

People Press PlayS/T (2007) • Electro • 3

Je passe une soirée tranquille, bien éclaté, avec babe qui termine bien la journée aujourd’hui. Je suis de meilleure humeur, les choses semblent normales, comme si mon décalage n’était qu’un alignement sur ce qui est vraiment la vie. Je n’ai pas envie de me coucher. Je me sens vivant, je me sens moi-même et tout change. Je dois vraiment voir de nouveau ce qui doit se passer. Je vais écouter de la musique purement, dans le noir, et me laisser embrasser par le son pour la nuit.

(photo : )

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