Mon chat me réveille avant six heures. J’arrive à me rendormir une heure, mais il n’arrête pas de m’ennuyer. Il est collant comme pas possible, il ne peut s’empêcher de me monter dessus dès que je ferme un œil. Bref, je suis levé tôt et je serai fatigué ce soir au cours.

Je pense au futur qui n’existe pas, ce qui me procure nécessairement de l’anxiété. Je pense à autre chose finalement, ou presque à rien. Je me concentre sur la musique et mon café. J’ai raté babe d’une minute ce matin mais je ne vais pas en faire une histoire, je la verrai plus tard. De toute manière…

Aujourd’hui, je dois acheter du pain et prendre une petite douche pour être frais au Systema. Rien de compliqué, j’ai fait les plus grosses tâches hier et j’en suis content, cela faisait trop longtemps que je remettais à plus tard. Une journée plus productive que d’habitude. Aujourd’hui aussi, puisque je dois changer de ville, dormir ailleurs… J’essaie de na pas trop y penser. Je ne veux pas mettre une marque négative sur ces lundis que j’ai choisis d’occuper de cette manière. Si je le fais, j’entre en panique pour rien.

J’ai l’impression de parler tout seul ce matin. Je m’éloigne un peu donc. Pas la peine de forcer. Je bois mon deuxième café après ma deuxième cigarette à la fenêtre. Il ne fait pas vraiment froid avec cette chaleur, de la tempête qui n’en finit pas.

La dépression me dit : « Va te coucher, tu ne fais rien de bon ».

L’anxiété me dit : « Si tu ne fais rien, tu vas avoir de gros ennuis ».

Et les deux se renvoient la balle à l’infini. C’est épuisant.

Je n’ai envie de rien aujourd’hui. Les choses qui m’entourent me semblent stupides. Et souvent elles le sont. La discussion me paraît creuse, c’est probablement moi qui induit cela. Je suis le seul à blâmer. Je n’ai envie que d’une chose, me recoucher le plus rapidement possible.

Je me suis recouché tout habillé pendant une heure. Cela m’a fait du bien, je n’avais rien de mieux à faire de toute façon. Je dois me préparer pour cet après-midi mais rien ne presse. Je le fais toutefois comme cela je n’aurai plus à y penser. Les choses sont assez simples quand on se réveille. Les siestes se succèdent et me permettent d’avancer un petit peu plus loin, de faire une tâche, avant d’être vide et épuisé de nouveau. Je n’ai pas trouvé mieux depuis que je suis traité pour mes troubles bipolaires. Une dizaine d’années de fatigue et de siestes, entrecoupée de paniques sociales ravalées à grand coup de Seresta. 200mg par jour, pas moins, c’est déjà hardcore.

Je sens le propre, enfin mon savon préféré. Babe l’adore aussi, je lui en apporte un tas chaque fois. La fleur d’oranger, j’ai toujours aimé cela. Et puis elle me dit que j’ai la peau douce. Pour elle, ma peau est exotique au possible (ce qui est réciproque). Il faut dire que j’ai une peau de fille. Comme mes mains. Bizarrement, ce manque de virilité plaît beaucoup. Moi aussi j’aime beaucoup, et j’ai toujours regretté de ne pas être une femme, même si je n’aime que les femmes. En définitive, tout ce qui est masculin me rend presque malade.

Il pleut sans fin. Je regarde de ma hauteur les toits ruisselants depuis des jours. Comment peut-il pleuvoir autant sans un bon orage ? Je déteste ce coin de France. Le temps est toujours suspect, il n’est jamais franc.

Je bois un thé et je suis plus ou moins prêt pour partir dans 4 heures. Au moins je n’ai plus à penser à cela. Je n’ai pas encore mangé mais autant manger tard, on finit toujours par manger à plus de 22h après le cours. Et je suis massacré quand je me couche le lundi soir. Et je dois prendre le bus si tôt le lendemain que cela ruine ma journée. Voire deux jours. Pour deux heures d’entraînement le lundi soir à Cognac, je ruine tout seul une moitié de semaine. Heureusement, je ne fais pas de cours seul en ce moment, je déteste ça.

J’ai été vraiment impliqué dans le Systema ces dernières années, avec 6 heures d’entraînement par semaine, sparring partner de l’instructeur, des stages intensifs… Je n’ai plus le goût à ce genre de choses. Je ne suis pas certain de savoir pourquoi, mais probablement un faisceau d’évènements en vrac. Cela ne m’ennuie pas. Je n’ai envie de rien qui soit de l’ancien monde. Je fais globalement semblant ces derniers temps. J’ai augmenté depuis deux jours ma dose de Surmontil, cela rend les choses plus simples et sans malfaisance sur mon mental, tout en me fatiguant encore plus.

(image : Patcha S.)

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