La soirée d’hier s’est bien passée. Le Systema était okay, on a fait principalement du couteau et c’est ce que je préfère. Ensuite, on a pu discuter un bon moment avec ma meilleure amie. Cela évite de tourner en rond dans sa tête, d’avoir un avis extérieur, même si elle est championne pour être dure et directe dans ses conclusions. Mais je n’en attends pas moins d’elle.

La petite chatte m’a réveillé en plein milieu de la nuit. Mon sommeil a été chaotique et je me suis levé tôt pour prendre le bus. Trop tôt même. Je ne suis pas spécialement fatigué pour le moment, mais je sais que cela va venir me frapper comme la foudre dans un moment. Comme tous les mardis, je m’avoue vaincu dès le matin. Je vais juste essayer de ne pas paniquer et dire de la merde à babe dans mon état lamentable. Ce n’est pas le moment, c’est touchy ces temps-ci. Tout en pensant que d’un autre côté, je dois me sentir libre comme jamais. Quel pétrin.

The Bridal ProcessionDescent Into Arcologies (2013) • Analog – Harder • 4

Les ennuis de babe sont infinis et comme elle est vraiment sensible pendant son deuil, voilà qu’un volcan entre en éruption du côté de la famille de son père. Elle ne sait même pas s’ils sont à l’abri ou non car l’éruption est énorme. Ils évacuent les villes, vraiment un merdier infernal. Et moi, je suis là, encore plus impuissant qu’elle face à ces tempêtes d’ennuis qui se succèdent. J’ai peur que cela détruise sa santé mentale et notre couple par la même occasion.

King WomanCreated in the Image of Suffering (2017) • Analog – Hard • 4

Chose rare, je m’éclate dès midi. J’ai échangé un peu avec babe et je lui ai dit de dormir parce qu’elle est épuisée depuis trop longtemps, physiquement et mentalement. Moi, de mon côté, je décroche et j’oublie tout, j’écoute de la musique parfaite, je me détends, comme si le monde n’existait pas, je danse sur mon plancher le casque à fond sur les oreilles, je donne à mon esprit l’illusion de la liberté et il l’accepte avec délectation.

Monster MagnetLast Patrol (2013) • Analog – Hard • 5 (disque parfait)

Putain oui, ce disque est parfait. De mon groupe préféré. God, je peux planer dessus pendant des jours.

J’essaie d’avoir quelques mots de babe avant son coucher. Manque total. Echange de 10 mots plats et lourds, désespérés car noirs. Sentiment d’impuissance des deux côtés, de perte totale de contrôle et de soumission au monde. Alors, je rajoute une dose dans la balance pour la faire pencher vers le sommeil. On attrape les médicaments, il est temps de dormir un peu, histoire de faire passer cette fausse journée, toujours emplie de pluie. Oui, on ne peut rien y faire. C’est chaque fois pire.

WhiteBuzzBook Of Whyte (2009) • Analog – Hard • 4

When Icarus FallsResilience (2017) • Analog – Hard • 4

Je me réveille à 18h46. Il fait nuit. Je fume encore pour faire passer les prochaines heures dans des conditions émotionnelles acceptables. Je suis censé avoir dormi suffisamment pour survivre plusieurs heures. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. C’est la nuit, les magasins ferment et les gens retournent chez eux regarder la télévision. Je suis seul avec ma musique, seul dans un monde qui se décale toujours plus de mon axe de rotation.

Je mange une heure plus tard, ce qu’il me reste de pain. Je n’ai pratiquement rien et je dois faire des courses pour un peu tout. Cela m’énerve, je n’aime pas faire les courses. Certains aiment ça, pour moi c’est une plaie. On me dira « qu’est-ce qui ne l’est pas ? » mais pas tant que ça. Je fais un peu de recherche musicale. Il est toujours difficile de trier.

Savage MachineAbandon Earth (2018) • Analog – Hard • 2

Babe se réveille vers 23h, je suis décalé, je n’ai plus d’horaires pour mon lever et mon coucher. Je lui dis quelques mots rassurants pour qu’elle commence cette journée d’une meilleure manière. Pas plus, cela devrait suffire.

De mon côté, dans un état lamentable toujours renouvelé, j’écris ce que je peux. Je trouve ce que je peux aussi. Je pense à des choses qui devraient être plus crues et simples. J’enrobe toujours tout de quelque chose de lent et visqueux. Je ne prends pas parti réellement. Je vais essayer d’être quelqu’un de véritable. Et donc toujours plus être soi. Finalement, ce n’est que la question d’assumer ce que l’on est une fois qu’on l’a reconnu pour nous-mêmes.

Ok, je suis donc bien défoncé, ce qui me permet de ne pas prendre tous mes médicaments qui sont beaucoup plus violents et dont je suis très dépendant. Je ne suis pas capable de vivre la vie courante dans cet état. Je n’ai que les médicaments quand je suis suis dans le monde des autres. Pour être clair, si une personne normale prenait ma dose de médicaments, elle passerait un bon moment suivi de deux jours de sommeil. Tout cela pour dire qu’en fumant quelques pétards la nuit, je me défais de certains médicaments qui, s’ils sont plus ou moins efficaces, me semblent par ailleurs nuisibles. Je les prends parce que je serais soit en panique totale, soit en dépression profonde, voire les deux probablement.

La musique kitsch dans les oreilles me satisfait comme un plaisir coupable. Je n’aime pas ce genre de musique, mais il y a quelque chose de facile dedans qui fait passer le tout en étant défoncé. Nous sommes beaucoup plus ouverts sur le monde avec le cannabis. Des choses qu’une morale ne nous appartenant pas nous dicte de faire reviennent sur scène car cette morale sociale meurt dans la fumée. Je me sens bien en-dehors de la société, la nuit, quand personne ni rien n’est éveillé pour m’ennuyer ou me dire quoi faire, ou m’obliger à faire des choses, des tâches etc.

Cela vaut un deux. Cela ne veut pas dire que c’est mauvais, cela veut dire qu’il faut que je fasse l’action d’aller chercher la chose. Que ce n’est pas écoutable au quotidien dans le flux du reste. Il faut se dire, tiens, j’ai envie d’écouter ce genre de musique, tiens, ce disque par exemple, et l’écouter. La seule mauvaise note de mon classement de musique est le un, qui signifie à effacer. Le zéro est ce qui n’est pas encore classé, le quatre les bons disques qu’il est toujours agréable d’entendre, plus que les trois qui sont souvent en musique de fond, le cinq désigne un disque parfait, ni plus ni moins. Bref, sur mes milliers de disques, il me faut diverses classifications pour m’y retrouver.

La musique est vraiment la chose qui m’inspire après l’écriture. Un zeste de culture générale de temps en temps ne fait pas de mal, si c’est bien réalisé. J’écoute quelques podcasts de France Culture par exemple. Je lis les titres du monde, et les descriptions en faisant abstraction de la bêtise foncière des journalistes de ce niveau, sans parler des opinions vicieuses qui suintent de leurs lignes. Et ils appellent cela la vérité. Cela n’a rien à voir avec. D’ailleurs, je ne pense pas que la vérité existe, ni même l’objectivité. Le langage en soi est déjà subjectif et parle par lui-même.

Je vais écrire des choses plus créatives ailleurs. Je me sens en envie d’écrire ce qui n’est pas vraiment moi justement, de la fiction.

Être soi, c’est aussi ne pas avoir peur de lire au plus profond de ses pensées. L’étape suivante est le fait de ne pas avoir peut qu’une personne lise nos pensées quand elle nous regarde. Intéressant.

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