Je me lève un dimanche matin de nuit. Cela ne sert à rien. Babe est distante et se casse faire des trucs dehors parce qu’elle ne se sent pas super bien. Ce n’est pas vraiment agréable. Maintenant, je suis levé, je n’ai rien à faire, tout le monde dort. Je suis un idiot de me lever trop tôt pour rattraper le décalage horaire et tomber dans un mauvais moment, ce qui peut toujours arriver.

Electric WizardWizard Bloody Wizard (2017) • Analog – Hard • 5/5

De plus, je ne suis pas du tout dans l’ambience pour écrire. Je ne fais qu’écouter des disques et je vais probablement finir par lire toute la journée ou quelque chose dans le genre. Une chose qui en vaut la peine. Bref, je me lève, on m’envoie chier, j’ai une journée longue comme le bras qui m’attend et je n’ai envie de rien. La ville est toujours bouchée par le festival et il va bientôt y avoir une foule de gens dans les rues. J’ai tout prévu pour ne pas sortir. Donc je suis aussi plus ou moins coincé dans mon appartement. Il y a un énorme brouillard dans le jour qui va bientôt se lever. Je pourrais prendre une photo, un truc dans le genre, mais seul le texte semble intéressant à mes yeux. Le fait de dire qu’il y a du brouillard est comme suffisant dans mon esprit, même si une photographie pourrait être agréable ici.

The ErkonautsI Shall Forgive (2017) • Analog – Hard • 4/5

8h09. Déjà, au moins le temps passe rapidement. J’enchaîne les cafés et quelques roulées. Je n’ai pas pris de Tramadol ce matin, juste pour voir dans quel état cela me met. Plus clair, pour sûr, mais la douleur est plus forte aussi. Les choses passent moins bien. Je prends chaque mauvaise nouvelle plus durement. Mais je ne suis pas certain que cela soit un mal. Je me demande si je serais capable de me passer de Tramadol chaque jour ? Je sais que bizarrement je ne suis pas très dépendant à ce médicament antidouleur qui pourtant est très addictif. De toute façon, mes autres médicaments font déjà le gros du boulot. C’est le Seresta du matin qui est le plus important. Les cafés, les clopes, ce genre de choses.

J’en suis à me demander si je ne ferais pas bien de me défoncer proprement dès le petit matin, pour ne plus rien ressentir de malsain, de triste, d’angoissant… Je vais me faire un stick, chose que je ne fais jamais si tôt (ce que je faisais il y a longtemps), mais j’en ai assez de perdre mes journées pour les autres. Je pense que je préfère les perdre par moi-même. Ensuite, dans le pire des cas, je vais dormir.

Bon, ça m’a coupé la chique. Je n’ai à dire tout à coup, probablement parce qu’il n’y a rien de plus à dire. Je suis concentré sur la musique et le temps qui passe. Le chat me harcèle ce matin, je ne sais pas pourquoi. Tout ça m’a donné faim, mais c’est une faim artificielle, dont je n’ai pas besoin. J’ai finalement pris du Tramadol aussi, parce que l’effet est très différent. Ma journée sera plus fluide et je ne vais pas la voir passer. Tout s’enchaînera jusqu’à ce soit la nuit et l’heure de dormir. Je ne pense à rien d’autre. Un café de plus, je ne les compte plus. De la même manière, je vais me rouler une cigarette de plus. J’écoute un disque récent dans le genre Funeral Doom Metal. Je mets à jour mon téléphone, sans douleur. Je me sens enfin hébété. C’est plus ou moins l’effet recherché. Le brouillard est toujours là sur les toits, il fait 2 degrés. Je pense qu’il est temps de se coucher à nouveau. Je n’ai rien de mieux à faire dans la vie.

NeterInfernus (2018) • Analog Harder • 4/5

Je me relève vers 11h, je me massacre à nouveau. De toute manière, rien n’a changé à part un peu de brouillard en moins et l’appartement qui est enfin réchauffé. Je suis passé au thé. Je me contente donc de ça. De musique, de thé. Un peu plus tard peut-être, je finirai mon livre avant d’en commencer un nouveau. Je parle avec babe cinq minutes, je vois qu’elle pense me faire la tête pendant quelques jours mais que ce n’est pas de ma faute ni rien. Bref, okay. Je me passerais bien de ce genre de choses mais puisque je n’ai pas le choix. Donc je vais continuer mes affaires, trouver mon bouquin et laisser la musique tourner, peut-être dormir encore, peu importe en définitive.

14h44. Je me sens vide. Un Seresta, une clope, un thé. Et toujours la musique. Babe est allée se coucher sans me dire bonne nuit. So be it. Une journée sans elle. Je me sens fébrile. J’ai beaucoup dormi dans un état comateux et la journée va encore être longue. J’ai toute la liberté de faire ce que je désire, des choses simples et normalement agréables. Je ne le fais pas.

Besoin de travailler à nouveau la solitude, comme retomber dans l’indépendance. Ce ne devrait pas être un mal, il n’y a aucune raison à cela. Je fume un autre pétard et je vais lire tranquillement au lit avec mon chat. J’ai froid, la nuit est tombée. Je me relève, je fume encore et je bois une autre thé, histoire de me réchauffer avant de prendre une douche. La journée sera terminée. Je n’aurais plus qu’à lire tranquillement jusqu’à plus soif. Les horaires ne m’importent plus. J’écoute un shuffle total donc voilà pourquoi il n’y a pas de nouveau disque dans le texte. Les morceaux se suivent, dizaines de milliers, mais sont toujours différents. Cela ne cesse pas de m’étonner.

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