AmpacityAsimov’s Sideburns

23h18. Je n’ai pas écrit en Français de toute la journée. Et je dois admettre que le moment fut plutôt bon. D’abord avec babe, même si je me suis levé assez tardivement. Et ensuite sur la publication de test en Anglais que j’ai postée sur Medium.

Il se trouve qu’une personne très gentille mais aussi très fameuse m’a accueilli dans sa communauté au sein du site. Tout à coup, ce fut un déluge de commentaires et d’applaudissements (des sortes de like qu’on peut donner sans limite). J’ai passé toute la journée et une bonne partie de la nuit à répondre à tout le monde, ce qui engendrait d’autres interactions, bref, sans fin.

Ce qu’il en ressort, à part que la communauté des gens qui écrivent là-bas est énorme, c’est que je peux écrire des textes en Anglais. Ce n’est pas parfait, loin de là, mon style est difficile à tenir aussi. Mais on m’invite à persévérer, a entrer dans des groupes de publications spécifiques (je n’en reviens toujours pas), bref à écrire dans une langue que je ne maîtrise pas parfaitement.

C’est assez difficile quand on a l’habitude d’écrire dans une langue qu’on affectionne et sans trop d’erreurs de passer à une autre langue. Pas uniquement pour communiquer, comme avec babe, même si cela m’aide forcément, mais pour de la création littéraire. Ou du moins pour de la publication en soi.

9 thoughts on “ Jeudi 1er mars 2018 — Journal ”

  1. Ça me fait plaisir de lire que vous avez trouvé une activité aussi intéressante. Surtout ne lâchez pas 🙂 écrire, même avec un style médiocre et dans une langue que l’on ne maîtrise pas parfaitement est une libération. Et puis à force de le faire le niveau s’améliore petit à petit.
    Si je peux me le permettre… votre histoire avec babe semble parfois difficile, mais si vous sentez que c’est vraiment la bonne personne alors ne la laissez pas filer. La distance peut être difficile à vivre dans ce genre de relation, j’en sais quelque chose. je regrette tellement de l’avoir laisser me séparer de cette personne exceptionnelle qui vivait à l’autre bout de la planète. J’étais trop lâche pour assumer ça et je suis presque sûre que je n’aurais plus la chance de rencontrer quelqu’un d’aussi merveilleux. prenez soin d’elle s’il vous plaît ( et de vous aussi 🙂 )

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  2. Merci beaucoup mademoiselle « je ne sais pas comment vous appeler ».
    Lâcher les choses. Je suis un professionnel de cette performance.
    Mais s’il y a une seule chose sur laquelle je puis me raccrocher aujourd’hui, c’est bien l’écriture. Le faire en Anglais aussi est assez saisissant bien que je l’accueille avec joie. Je vais persévérer dans les deux langues. Écrire est vraiment ce que je fais de mieux, et surtout probablement la seule chose qui ne me donne jamais la nausée.
    Pour babe, et pour tout ce que j’écris ici (qui est absolument vrai), vous pouvez vous permettre d’en parler, sinon je ne le partagerais pas. Donc oui, la vie avec babe à Manille est complexe. Je retourne la voir dans 18 jours pour un mois à nouveau. Je vais essayer de continuer à écrire depuis cette longitude et cette latitude étouffantes. La différence de culture est très grande et nous ne sommes pas un couple « copie » comme je les appelle. Un couple qui aime les même choses en toute affaire. Nous sommes très différents. Ce qui rend parfois les choses compliquées. La barrière de la langue peut être source de confusion et parfois de conflit. Enfin, la situation actuelle de babe est bien plus difficile que la mienne. Elle fait face à des défis complexes, vitaux et qu’elle ne sait pas gérer émotionnellement aussi bien que moi, qui suis plus vieux, résilient et nihiliste souvent (et sous médicaments je dois bien l’avouer).
    Non, je ne lâcherai pas babe parce que c’est compliqué. Je n’ai plus peur de ce qui est compliqué, ce qui est une belle progression dans la gestion de mes émotions. Je lâcherai babe seulement si je lui apporte plus de souffrance que de soutien, si je rends son existence trop dure, trop exigeante et finalement impossible. Je sais que j’en parle beaucoup, mais c’est parce que je l’aime profondément, absolument. Elle souffre beaucoup depuis la perte de sa mère (donc de ses deux parents), une semaine après mon premier séjour là-bas. Je suis toujours là pour elle. Seulement parfois elle décroche et se renferme violemment au lieu de dissiper les complications. Cela m’attriste beaucoup quand je ne peux rien pour elle et qu’elle est amère. Il en faudra beaucoup pour que je laisse passer ce que je considère comme mon dernier amour (j’ai vécu vingt ans avec A auparavant).
    Merci à vous de commenter librement mes écrits et au final, mon existence.
    À bientôt je l’espère, prenez soin de vous aussi.

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  3. Merci beaucoup de me répondre Monsieur Walser ( vous pouvez m’appeler Messedi)
    Le Français n’est pas ma langue maternelle non plus, et pourtant j’aime beaucoup lire et écrire en Français, pratiquer une autre langue c’est s’approprier sa culture et quelque part se permettre de penser autrement. c’est comme si on avait une personnalité différente pour chaque langue que l’on parlait et ceci est vraiment libérateur.
    je vois bien que vous aimez beaucoup Babe et cela me touche. c’est clair que c’est vraiment dur pour elle et c’est très gentil à vous de ne pas la bousculer et de rester à son écoute sans la blâmer de ses absences ou de son amertume. Comme vous l’avez dit laissez partir quelqu’un pour ne pas le détruire est aussi une belle preuve d’amour. Avec mon « ami de l’autre bout de la planète » on s’est parlé et écrit pendant huit mois. cela paraît peu mais huit mois à s’écrire sont très révélateurs de la personnalité de l’autre. lorsqu’on ne fait que s’écrire ou se parler à distance on finit par connaitre la personne mieux que si elle vivait à coté car on prend le temps de prendre son avis et ses opinions sur des sujets qu’on aurait pas eu le temps d’aborder si l’on partageait le même quotidien. Avec mon ami, on savait que cela ne mènerait nul part, on était trop jeunes et trop loin l’un de l’autre, sans presque aucun espoir de jamais se voir. ça devait cesser tôt ou tard. Un jour il a tout simplement cessé de m’écrire, j’avais immédiatement compris qu’on y était, il avait su mettre fin à ce « truc impossible » et quelque part je lui étais reconnaissante pour son courage. Aujourd’hui en y pensant je suis nostalgique mais aussi très heureuse de l’avoir connu. Il m’a rendu triste sans me faire souffrir. c’est paradoxal n’est ce pas ? mais c’est vraiment ce que je ressens au fond de moi; une tristesse sans souffrance.
    je m’excuse si je vous ennuis avec mon histoire c’est juste que la votre m’a beaucoup touchée, et puis vous, vous êtes adulte et libre, enfin c’est ce qui me semble d’après votre Blog, alors votre histoire est loin d’être condamnée, elle pourrait évoluer vers de très beaux horizons, je vous l’espère en tout cas. A bientôt.

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  4. Merci Messedi pour votre sincère commentaire qui me fait très plaisir. Si vous le désirez, vous pouvez m’appeler Jules et me tutoyer tout simplement. J’ai 41 ans mais je ressemble à un adolescent et je me sens aussi comme tel. Votre Français est parfait, j’aimerais avoir ce niveau en Anglais. Cela viendra si je rejoins babe à l’étranger pour de bon, pour y vivre.
    Vous avez raison pour la langue, je commence à vraiment aimer en apprendre beaucoup (le langage des signes est vraiment excellent par exemple). Et oui, je parle tellement souvent en Anglais que j’en oublie parfois le Français (et je me mets à penser en Anglais).
    Votre expérience est triste en effet mais je vous comprends bien. Surtout sur le fait de connaître vraiment la personne en s’écrivant ou en parlant. Cela fait un an et demi que nous échangeons chaque jour avec babe. Je n’ai passé qu’un mois là-bas en juin / juillet. Dans quelques semaines, cela fera la seconde fois. Mais oui, nous nous connaissons parfaitement. Nous nous sommes envoyés des centaines de longs emails, de chats, de Skype… Et oui, c’est beaucoup plus qu’une personne qui vit avec nous au jour le jour. Je vous souhaite vraiment de retrouver une aussi belle relation maintenant que vous êtes moins jeune et plus libre j’imagine.
    Oui, j’espère que notre relation sera toujours forte, puissante, et honnête. J’y travaille chaque jour. J’y crois.
    Pour « adulte et libre », cela reste à voir ha ha. Je ne me sens pas vraiment adulte, je pense même que c’est une mauvaise chose souvent. Pour la liberté, je l’ai, bien que je sois très pauvre, ce qui limite ce que je peux faire mais pas tant que cela quand on est vraiment motivé par une chose (comme aller à Manille).
    Merci encore, vous pouvez commenter autant que vous le désirez, cela me fait réellement plaisir.
    À bientôt Messedi, prenez soin de vous !

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  5. Merci beaucoup Jules, cela me fait très plaisir aussi. L’âge adulte est une bien drôle de chose, je viens tout juste d’y mettre les pieds et pourtant je ne me sens pas si différente d’avant. En même temps garder une âme jeune est une belle chose n’est ce pas ? ( tu peux me tutoyer aussi)

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    1. Oui, j’aurais le temps d’être vieux quand je serai mort. En attendant patiemment, je garde la tourmente des émotions et des questionnements qui ne m’ont jamais quittés. Certes, je suis moins ignare, mais ce n’est que secondaire. Je ne crois pas à l’âge adulte. Je pense que c’est un masque que les gens portent pour se protéger, par crainte d’un abus de leur état enfantin. Ce masque est si puissant qu’à la fin, ils ne savent même plus qu’ils le portent.
      Je garde mon âme d’enfant. J’accueille les attaques du monde extérieur et je les transforme en ridicules pièces de théâtre. Je joue à la vie. Même si je perds souvent.

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      1. Ce que tu dis est vraiment très profond et je trouve que tu as raison, les gens en grandissant refoulent ce qu’ils sont réellement. Il y a tellement de personnes avec qui j’ai grandi et que, aujourd’hui, je ne reconnais plus. Ce sont malheureusement les règles de notre société et à moins de les suivre, on risque d’être rejeter, alors les gens les suivent même si pour cela ils doivent vendre leurs âmes au diable.

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    1. Oui, c’est tentant mais le problème du globish est précisément le premier obstacle. Je ne cherche pas tant à toucher plus de lecteurs (j’en reste au Français pour être sûr de ce que je raconte, dans ma forme préférée), mais plutôt à rencontrer plus de personnes créatives, sans le moindre jugement.
      On m’a dit que mon Anglais était intéressant car j’utilise des tournures différentes et des mots que j’utilise en Français mais qui sont peu usités en Anglais.
      Mais pour être honnête, je pense que je vais en rester à la poésie. Cela me fera un peu d’air frais sans tomber dans des erreurs ridicules. Mon texte parlait justement du fait de parler comme un enfant, ce qui me paraît une très mauvaise idée.
      Ce qui est intéressant, c’est que les personnes qui me soutiennent m’encouragent simplement à écrire, peu importe ce que l’on peut en penser. Écrire, encore et encore, toujours plus, pour peut-être finalement toucher une sorte de satisfaction devant une pièce qui tient la route. Certes je m’expose, mais qu’en ai-je à foutre finalement de m’exposer à la critique, aux moqueries ou à une sorte de bienveillance « paternaliste » ?
      Et puis, je lis, j’apprends, je profite de ce que les autres offrent, ce qui me fait beaucoup de bien.

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