J’ai pris deux antidépresseurs hier soir parce que je ne me sens pas très bien avant le départ. Babe est plutôt absente, probablement juste très occupée par son travail mais c’est dur pour moi de ne pas avoir de petits mots rapides de temps en temps. J’ai toujours l’impression qu’il y a un problème ou que j’ai fait quelque chose de travers. Bien entendu, il y a des problèmes, souvent, mais nous réussissons généralement à les régler à deux.

Les médicaments fonctionnent bien. J’arrive même à me lever et à ne presque rien ressentir violemment. Je suis conscient, je suis là, mais cela ne m’atteint pas. Normalement, je devrais être en pleine panique ce matin à cause du manque de messages, à force d’être ignoré sans en connaître la raison. Certes, cela n’est pas agréable mais je ne suis pas fébrile, cela change beaucoup de choses. Je vais donc passer à deux Surmontil le soir, ce qui me fera aller mieux mais me rendra plus fatigué probablement. Je n’en suis pas très sûr à vrai dire. J’espère juste ne pas être trop défoncé pour le voyage et ne pas faire n’importe quoi.

Sinon babe fait mine que tout va bien mais je sens bien qu’il y a quelque chose qui coince. Je ne sais pas quoi. Je fais semblant de ne rien voir du tout mais je ne gonfle pas la conversation, ce qui est inutile et stupide même. Je commence d’ailleurs à faire dériver la conversation du mauvais côté quand elle dit de la merde et qu’ensuite elle ne répond pas. Elle doit vraiment être de mauvaise humeur. Je préfère ne pas en ajouter. J’ai déjà dit tout ce qu’il y avait à dire.

Bon, j’en ai rajouté pour lui faire cracher le morceau. Elle se sent juste merdique en général. Genre elle est une mauvaise personne dans tous les domaines, une mauvaise girlfriend etc. Sérieusement ? Je la rassure avec une certaine rudesse parce que j’en ai plein le cul de ces conneries.

Heureusement que je suis cassé par les médicaments. Le fait de prendre plus d’antidépresseurs semble être une bonne idée même si mon esprit et un peu perdu et ma présence mentale moins constante. Je vais vraiment terminer dans un trou où personne ne me trouvera et cela sera très bien ainsi. Ne plus jamais bouger, simplement se retrouver seul à vivre dans un monde décalé, à écrire et faire les choses que j’aime sans changer quoi que ce soit, un handicapé de plus.

Pour l’instant, je remplis mon Flux sans que cela ne serve à rien. Je me suis levé tôt pour rien aussi. 9h50 alors que cela fait des plombes que je suis debout. Tout ça pour de la merde. Je suis énervé sans vraiment le sentir. C’est juste visible un tout petit peu à la surface. Mes émotions n’existent plus vraiment. Mes sentiments sont flous. Je vais marcher au radar pour les prochaines semaines probablement si je n’ai pas moyen de faire autrement. Je peux me débrouiller tout seul assez rapidement. Je suis même triste aujourd’hui mais je ne pense pas que cela change quoi que ce soit, alors c’est de la tristesse morte en quelque sorte. Je vais passer l’après-midi à attendre les courses, donc je ne peux rien faire véritablement avant cela. Même passer l’aspirateur, qui me paraît possible dans l’état où je suis, je ne peux pas vraiment le faire. Je dois avoir une tête de déterré. Mais peu importe. Je pense que je vais me coucher une heure, puisque je n’ai rien de prévu de toute manière ce matin. Babe n’est plus là, je ne sais pas pour combien de temps et la livraison est assez tard dans la journée probablement. Je vais faire ça, je n’ai pas grand-chose à redouter de toute façon. Babe se calme pendant ma courte sieste interrompue constamment. Je ne vais pas m’en plaindre et je ne suis pas si fatigué que ça. Je suis juste dans le coton.

Dans mon app grise, je peux faire tout ce que je veux. C’est de l’écriture pure, je n’ai besoin de rien d’autre. Je vais manger des pâtes parce que j’ai faim.

De toute manière, il me faut être dans un état second pour écrire, comme pour tant d’auteurs. Si jamais je vis à Manille pour des années, je boirai à nouveau de l’alcool, en quantités raisonnables mais il me faudra une drogue. À moins de forcer sur les médicaments. La privation de sommeil pourrait aussi faire son effet. Et pour finir un environnement étranger pourrait être inspirant finalement. Comme tout est différent, je n’ai plus qu’à transposer les choses. Les grosses contraintes que cela me donnerait pourraient justement m’obliger à écrire plutôt qu’à faire autre chose. Pour le moment, je n’ai vraiment pas d’idées et c’est assez déprimant. Mais oui, quand j’y pense, si je suis à l’étranger, je pourrais avoir beaucoup de choses à raconter pour les Français ou bien à transposer en roman.

Mon idée de blog plus total n’est pas si mauvaise en soi malgré tout. J’ai un public fidèle que cela intéresse. Alors si j’en rajoute, avec de la musique et d’autres choses qui me plaisent, cela pourrait suffire à rendre le tout publiable chaque mois dans une sorte de bouquin sur Amazon par exemple.

Le tout serait uniquement textuel et je pourrais passer de la chronique à la fiction sans prévenir, je pourrais empiler tout ce que je désire dans une seule journée, décrire la musique, pas besoin d’image ni rien d’autre, pas de liens vers les réseaux sociaux et les trucs comme YouTube ni même Bandcamp. Tout n’est que texte dans mon application de texte et voilà. Je décris les choses, ce qui est intéressant au final, plus que de faire des liens. Les liens sont mortels, les pages et les descriptions d’un livre ne le sont pas. À chacun ensuite de faire le travail ou pas de trouver ce dont je parle quand ce sont d’autres médias. Plus besoin d’images pour le blog, du texte brut. Comme mon nom de domaine l’indiquait fut un temps. En tant que texte brut, il se trouve alors que c’est publiable comme un livre. C’est assez simple, et même simpliste comme idée, mais je la trouve suffisamment originale car personne ne fait cela de manière aussi profonde et quotidienne, sans ne jamais faillir.

YagyaWill I Dream During The Process / DeepChords Redesigns (2014) • Digital – Ambient • 3/5

Je pense que je suis content avec ce que j’ai sous la main maintenant.

Pour les livres, je peux faire la même chose avec l’auteur, le titre, le genre (fiction / non-fiction) et le style (SF, Fantasy, Blanc…) et une note bien entendu.

C’est bien. Pour les news qui m’intéressent dans le monde d’ailleurs, je peux les inclure dans mon texte sans m’arrêter vraiment. Il devrait en être de même pour tout le reste. La politique, la science, la philosophie, peu importe. Et je l’intègre dans mes chroniques, sans couper mon discours, au beau milieu, en tant que paragraphe.

C’est assez ingrat quand j’y pense, et cela ne plaira probablement pas à beaucoup de monde. Mais si je pose chaque jour tout cela sur mon blog et que je le publie chaque mois, il serait intéressant de voir des personnes qui voudraient voir ce qui s’est passé avant sans se taper tous les billets un à un. L’avoir sous forme de livre mensuel est plus fluide et intéressant. Oui, cela me plaît, tout à coup les choses s’emboîtent à nouveau, sachant que ce n’est pas une idée nouvelle pour moi.

Je viens de payer pour un abonnement d’un mois de Word of Warcraft alors que je ne serai pas là. Si j’avais fait plus attention, ce ne serait pas arrivé. Ce n’est pas très important. Bizarrement, il y a des choses que je déteste payer et d’autres moins.

Je peux garder les groupes dans mon éditeur, si j’ai envie de mettre des choses en plus hors du Flux, d’autres créations ou idées ou n’importe quoi, des listes, que sais-je. Oui, il est mieux de faire un groupe par jour qu’une feuille par jour je pense. On ne sait jamais ce que l’on pourrait vouloir ajouter.

Babe prend toute sa journée pour travailler le langage des signes et être tranquille, je la laisse donc tranquille. On verra bien quand elle voudra faire des choses, si je suis libre de mon côté aussi, car je ne suis pas censé être libre 100% du temps. Il faut que je me repose beaucoup par exemple et ce n’est pas négociable. Une façon plus saine de vivre hors de la précipitation. La drogue aussi, tant que je suis en France, est très importante pour moi. Les gens peuvent me juger tant qu’ils le désirent, cela ne change en rien ma façon de voir cette chose.

J’ai déjà dépassé les 1500 mots depuis un moment. Je défonce donc la règle que je voulais m’imposer ce matin. Mais comme c’est pour de la publication, je m’en moque tout à coup de la longueur. Cinq minutes de plus ou de moins dans une journée, ce n’est pas important. De toute manière, j’écris longuement, je me répète, c’est un fait, je ne peux pas faire autrement.

Babe va se coucher, la journée a été vide pour nous, mais finalement, elle fait un effort pour me dire bonne nuit et de gentilles choses rapidement. De mon côté, je l’ai laissée faire ce qu’elle voulait, qu’elle fasse du langage des signes ou du trapèze, je m’en moque, l’important, c’est de lui laisser de l’espace aussi. Vraiment.

Globalement, je m’en sors bien aujourd’hui, même si c’était très mal parti. Je crois que j’avais besoin de tout cela pour me permettre de penser seul à ce que je dois faire de ma vie, peu importe l’endroit où je me trouve. Si je suis à Manille, je continuerai d’écrire en plus des cours de Français et peut-être de Systema. Si je suis en France, j’écrirai seulement, sauf autre possibilité que je n’entrevois pas. Dans tous les cas, c’est finalement assez simple. Et c’est de l’écriture dont il est question en premier.

36Dream Tempest (2014) • Digital – Ambient • 5/5

Il fait chaud aujourd’hui dehors mais je dois attendre la livraison dedans. Dommage, j’étais à un moment presque prêt à partir à pied. Je mets quand même de petits coups de chauffage de temps en temps pour aller jusqu’à 21 degrés dans la pièce principale de l’appartement. Je n’ai envie de rien d’autre sauf de dormir, encore et encore, ou écrire. C’est soit l’un, soit l’autre, avec de la musique en fond sonore. Je m’occupe des choses qui traînent depuis longtemps dans ma discothèque mais qu’il est inutile d’avoir en tant que fichiers sur mon disque. Cela me fait un peu plus de place à chaque fois.

Je me rends tout à coup compte en regardant mon calendrier que la livraison se fait de 17h à 19h. Je ne sais pas pourquoi, j’avais compris tout l’après-midi. Je peux donc me détendre, d’autant plus que babe n’est plus là, que je suis seul et que je n’ai rien à faire tellement j’ai déjà écrit beaucoup de choses. Je vais donc continuer à faire mes siestes sans y penser plus que cela, jusqu’à 17 heures.

16h09. Je viens de dormir un moment, de relire ce que je viens d’écrire. Ce n’est pas si idiot et mauvais et répétitif que ce que je pensais. Ça pourrait être publié comme chaque jour peut-être. Tranquille, sans forcer, mais avec peut-être d’autres contenus en plus si cela me branche. Je ne sais pas encore si je vais mettre le tout en place tout de suite. Je peux continuer à faire seulement ma chronique le temps du voyage à Manille. Et au final, je me moque que ce soit de la fiction ou de la non-fiction. L’univers est une fiction pour moi. Maintenant il est tard et il va pleuvoir. J’ai toujours un peu frais mais le thé m’aide à me tenir chaud. Le fait d’avoir ouvert les volets de la fenêtre de gauche change vraiment la température quand le chauffage ne tourne pas. C’est pourtant du double vitrage. Étrange.

Radio MoscowRadio Moscow (2007) • Analog – Regular • 3/5

Je souhaite son anniversaire à mon frère de cœur M. On se verra dimanche quand ils viendront avec A chercher le chat. Il a exactement dix ans et un jour de plus que moi. Il rend A heureuse, c’est tout ce que je souhaite. Je prends conscience que le chat ne sera plus là à partir de dimanche pour vraiment longtemps. Il va me manquer mais il est vraiment possible que nous nous quittions cette année, pour qu’il rejoindre sa petite sœur, faire les cons, aller dehors. Il s’ennuie dans mon petit appartement tout seul. Il ne fait que dormir et manger pratiquement. Là, il est tout seul dans le lit. Je suis triste mais il sera mieux avec la chatte et dans une grande maison avec un extérieur. Cela va me briser le cœur mais c’est pour son bien, pour qu’il finisse sa vie dans le bonheur. Il finira par m’oublier, je le sais bien. Enfin, je l’espère. Les animaux me rendent tristes à pleurer. C’est A qui a voulu en avoir. Moi, je n’étais pas vraiment d’accord mais j’ai cédé et je me retrouve triste maintenant, malgré tout les bons et les mauvais moments. Ce sont un peu comme des enfants qui mourraient avant leurs parents. C’est terrible.

Je n’arrive pas à savoir si je vais vraiment vivre à l’étranger ou rester dans un trou en France sans ne plus voir personne. C’est très étrange comme sentiment. Le gros chat sort du lit, mange deux croquettes et vient me voir pour me parler un peu. Je le caresse un peu, il se roule par terre d’aise, mon gros chat à moi. Oui, vraiment difficile. Je décide de lui faire un gros câlin. Il est content, il se met sur le bras de son fauteuil inaccessible tellement il est rempli de poils.

Que faire maintenant ? Il se trouve que je ne fais qu’écrire et dormir depuis ce matin. J’ai mangé en moins de dix minutes, c’est tout. Je n’ai pas mis le nez dehors, rien de tout cela. J’ai fait deux ou trois chose sur Medium si, mais ce n’est que pour m’amuser, je ne pense pas pouvoir en faire quelque chose de vraiment important. Mon anglais n’est pas assez parfait, vraiment pas. Je ne peux qu’écrire de courts poèmes qui sont bien accueillis, voire un article à l’arrache, mais rien de plus.

Mon patch de nicotine commence à ne plus faire effet. Vivement la douche et un autre tout neuf pour me rassasier de cette drogue de dingue. Je fume un quart de cigarette roulée, pour la sensation surtout mais rien de plus. J’arrive à tenir le coup. Je le fais par plaisir mais ce n’est absolument pas nécessaire, même en fin de patch.

Je relance le chauffage, il fait très gris à 17h04, il va pleuvoir et on va me livrer. La livraison était rapide. Je n’ai pas exactement ce que j’ai demandé. Parfois ils remplacent des produits comme pour la lessive donc de petites déceptions. Par contre j’ai tous les cadeaux pour Manille et ça pèse son poids mine de rien. Enfin, j’ai oublié presque le principal, du café… Tant pis, je descendrai en bas de la ville pour ça et pour la nourriture dont je pourrais avoir besoin.

Je mange des biscuits de soja aux raisins secs, le truc rébarbatif mais qui me plaît. Bien sec, qui plombe bien le ventre. Avec du Diet Coke pour faire glisser, plus besoin de manger le soir. Je fais le tour des sorties de disques pour voir si je trouve quelque chose qui me plaît mais je suis assez déçu. Ce n’est pas grave, j’ai déjà tellement de disques de toute manière. Mais cela reste étrange.

ConjurerMire (2018) • Analog – Harder • 4/5

Je me réchauffe, je fais une machine à laver de choses à emporter. Et quand tout sera terminé, j’irai prendre ma douche du soir, tranquillement. Ce soir, je vais lire principalement, je n’ai pas envie de faire autre chose. Lire et écrire, c’est plutôt quelque chose de complet. Mais j’en ai assez de regarder cet écran et de produire du texte infini, dont les 3/4 sont absolument inutiles, même si ce n’est pas grave.

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