Nous y sommes. Dans un nouveau reboot, un de plus parmi des milliers. Cette fois-ci, je me renferme et j’essaie de ne penser qu’à une forme poétique de rumination. Les gens me suivent souvent parce que je raconte ma vie, mais ma vie n’a aucun intérêt à mon sens. De plus, j’implique des personnes qui n’ont rien à faire dans cette histoire. Je peux raconter le monde sans nommer les personnes, sans donner d’informations « dures » à se mettre sous la dent, juste des explications, encore et toujours plus d’explications.

The CrownCobra Speed Venom (2018) • Analog – Harder • 3/5

Je me moque désormais de ma vie. Tout ce que je désire, c’est être dans une cave bien sombre et qu’on me laisse tranquille. Je m’oriente vers cette solution.

Je ne prends pas de photos de Manille, des gens que je connais, toutes ces choses m’échappent désormais. Je suis en colère sans aucune raison. Peut-être seulement celle d’être trop faible comme homme et me laisser sagement entraîner dans les affaires de la vie sociale, où qu’elle se trouve. Et je déteste cela.

De toute manière, les choses en général vont dans cette direction et cela me soulage d’une certaine manière. Ne faire pas d’autre plan que celui d’écrire toutes sortes de choses, publiées ou non, sous divers formats, dans la plus pure liberté, sans me soucier du reste du monde.

Je vais déménager et m’acheter une bonne chaise. Pas un fauteuil du bureau, je les déteste, non, une bonne chaise pour aller avec ma table, quitte à changer de table d’ailleurs. La hauteur de mon second bureau est probablement suffisante pour que cela devienne avantageux pour mon corps meurtri. Idéalement, j’aimerais un « grand studio » comme le condo que j’utilise actuellement. Ni plus ni moins. C’est assez simple et fonctionnel. Pourquoi avoir plus. Tant que c’est le plus propre possible, avec un sol de qualité et une très bonne connexion internet.

Monster MagnetMindfucker (2018) • Analog – Hard • 5/5

Bien sûr tout le monde se demande ce qu’il se passe à Manille. Beaucoup de choses, des bonnes, des mauvaises, la vie des gens en somme, celle dont je ne veux certainement plus. Je suis probablement en colère à cause de cela. Et aussi du fait que je n’arrive pas à dormir plus de quelques heures par nuit. Le réveille sonne à cinq heures et je suis déjà debout avant tous les matins. Je ne fais de pas de siestes, je suis dévasté et sans reboot nécessaire de mon cerveau chaque jour. Je m’endors régulièrement en plein milieu d’un « moment ». Je m’endors dans le Uber, je m’endors assis sur un siège de l’aéroport avec mon mobile à la main comme un idiot.

EarthlessBlack Heaven (2018) • Analog – Hard • 4/5

Je trouve que je fais aussi beaucoup trop de choses pour les autres, des choses difficiles, qui me coûtent, dans tous les sens du terme. Pourquoi ferais-je cela ? Je ne crois pas une seconde au fait que cela me revienne sous une belle forme par la suite. Mon expérience le dément chaque jour. Je n’ai que des problèmes à régler, en permanence, des choses dans lesquelles je ne devrais pas être impliqué. J’ai l’impression d’être toujours maudit et les gens que je rencontre aussi. Les relations sont douteuses, elles peuvent monter très haut et descendre très bas.

20h39. Je suis fatigué. Seul pour quelques jours, sans compter quand les gens veulent vraiment me « divertir » sans savoir que le divertissement est probablement la chose que je déteste le plus dans nos sociétés. Je vais immédiatement faire une sieste d’une bonne heure. Je ne serais pas dérangé normalement de toute manière.

Je prends une bonne douche, c’est tellement facile dans les pays chauds. On ne tergiverse pas, entre les serviettes, être humide, il fait chaud de toute façon. Mais il y a la climatisation un peu de partout, et dans le petit condo aussi. Cela me permet de m’offrir un thé que j’ai apporté. Je vais exploser si je bois encore du soda sucré par litres. Mais ce n’est pas important. Ou bien si. Ou entre les deux.

Ce n’est pas le divertissement en soi que je n’aime pas. C’est plutôt quand il est socialement forcé, ce qui est souvent le cas pour moi. Je fais cela pour faire plaisir aux autres personnes. Bref, en gros, le problème c’est les autres (et cela depuis toujours, fils unique élevé dans les montagnes). J’aime être seul. J’aime quand personne ne vient m’embêter. Voir les gens vivre autour de moi me donne parfois le cafard. Je me dis qu’ils ont une belle vie, intéressante, qu’ils ont l’air content. Mais dès que je mets un pied dans cette mare, je m’enfonce jusqu’au genou et je suis littéralement aspiré. Et puis je vois la réalité des choses : personne n’est content, les pauvres, les riches, les faibles, les puissants. Ils ne sont jamais satisfaits. Et il est extrêmement compliqué de faire un pas en arrière quand on est embourbé. C’est désagréable pour tout le monde, très désagréable.

On ne veut pas dépendre de moi (je ne vois pas comment d’ailleurs) mais je pense précisément la même chose. Je suis capable de me débrouiller la plupart du temps tout seul. Dieux que j’ai envie d’une cigarette, mieux, d’un bon pétard, mais cela ne se fait pas ici. Même quand on est seul et tranquille. Pas vraiment envie de se faire tuer par la police locale délirante.

The WatchersBlack Abyss (2018) • Analog – Hard • 3/5

Mon thé me fait du bien. 22h21. Tiens, je suis une minute en avance aujourd’hui. Internet marche mal alors que je suis censé avoir une excellente connexion pour le pays. Je pense qu’il y a des leechers. Attendre la nuit me permettra peut-être d’en profiter quand les gens dormiront. C’est probablement ce qui se passera. C’est vraiment agréable d’écrire à nouveau sur mon laptop, sur une table avec une chaise. Je ne dis rien d’intéressant mais c’est le but du Flux, si vous n’aviez pas compris.

Mon existence dans le monde ne sera plus prédominante, elle sera recouverte d’un linceul et oubliée, encodée fortement. Ici, je ne fais que ruminer mon Flux quotidien, rien de plus. Il se passe des choses ? Peu importe en définitive car ce n’est pas déterminant dans mon esprit malade.

Black PyramidAdversarial (2013) • Analog – Hard • 4/5

La connexion internet est tellement mauvaise que rien que le stream de musique chez Apple ne passe pas correctement. Je me rabats sur ce qu’il y a vraiment dans mon MacBook. De vieilles choses oubliées pour la plupart. Souvent de bonnes choses finalement. Ne pas avoir une connexion stable est probablement l’une des choses que je déteste le plus en tant que personne solitaire. Non, ce n’est pas pour aller sur des réseaux sociaux, ce genre de conneries. J’ai besoin de mes affaires qui sont dans le Cloud, principalement la musique, le reste n’est pas important et le texte, bien que synchronisé online, fonctionne même sans connexion valable.

De toute manière, l’écriture est la seule chose gratuite, simple, sans besoin particulier. Au pire, un papier, un crayon et un cerveau, que des choses qui ne coûtent rien et qui sont plus puissantes que tout le reste.

L’aircon marche bien, je suis au frais (relatif), mon thé à l’eau dégueulasse est terminé, il est une heure de moins à Bangkok, je ne sais pas vraiment ce que cela signifie pour moi. Nous verrons bien. Je n’ai pas sommeil de toute façon, même avec un Seresta de plus. 22h43. Je ne fais rien d’autre qu’écrire ces lignes sans fin ni finalité.

Je pense au Systema, comme ce fut important dans ma vie, comme cela m’a bien aidé et parfois trompé aussi. Pas de cours pendant plus d’un mois et les intensifs terminés. Je quitte le navire sans faire de bruit. Cela ne m’intéresse plus. Me voir sur YouTube faire ces trucs me semble vraiment risible. Les arts martiaux… Je peux disparaître de ce réseau-là tranquille, les gens ne se diront pas où suis-je passé et c’est tant mieux. Une bonne chose de terminée. Et je serai alors tout seul dans une petite ville sans intérêt, mais suffisante pour survivre en tant qu’humain. Se dépêcher de faire quelques courses quand on en a besoin, rien de plus. Ne se consacrer qu’à l’écriture et à la musique. Je ne dois pas oublier la musique (en créer je veux dire). Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas sorti un beau morceau de vingt minutes. Cela reste à faire. Je pense avoir du temps ces prochaines semaines ou mois, il m’en reste encore à Manille.

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