Je me lève entre sept et huit heures. Bien reposé, enfin jusqu’à ce que mes médicaments du matin me cassent la tête en deux. C’est pour cela que je bois autant de cafés le matin, même si cela ne fait pas le poids. Je publie la journée d’hier, j’écoute le nouvel album d’Emika et je dis quelques mots à babe qui a mieux à faire alors qu’elle ne fait que se détendre.

EmikaFalling in Love with Sadness (2018) • @digital #regular 5/5

Apparemment, personne ne décide de bouger pour la Chine, il faut attendre un peu plus. Je ne comprends pas trop la manière de procéder et j’en ai assez d’en parler. On verra lorsque des choses changeront effectivement. Cela finit par me fatiguer.

Il est donc tôt, je suis seul, mon premier café est déjà terminé. La musique est très bonne. Babe fait autre chose. Je devrais me réjouir d’être assis paisiblement à mon bureau, tranquille. Mais ce n’est pas le cas. Quelque chose ne fonctionne pas en moi. Le jour s’est levé. Il est censé pleuvoir toute la journée. Ce n’est pas grave, je ne ferai rien dehors dans ce cas. Je bois un autre café. Seule la musique me maintient légèrement vivant.

WindhandEternal Return (2018) • @analog #hard 4/5

Je lance un message à babe. Elle ne répond pas. Ce n’est peut-être pas plus mal ainsi. Un autre disque d’un groupe que j’aime bien, même si la voix est un peu différente sur cet album.

J’étais plus motivé hier soir. J’aurais dû me coucher tard et me lever tard. Cela ne sert à rien d’être là, maintenant. Je fais vaguement un peu de ménage. Je dois passer l’aspirateur de toute façon, quand les gens seront levés, ce qui n’est pas le cas pour le moment, ou bien pas vraiment. C’est le temps couvert qui donne cette impression surtout. J’ai mis un patch ce matin mais j’ai vaguement envie de fumer et pas envie en même temps. C’est désagréable.

Je discute finalement de la Chine avec babe. Un petit moment. Je cherche à être le moins dur possible. Le fait est que ce n’est qu’une histoire de temps, on ne sait pas combien par contre. Elle veut attendre, elle peut se débrouiller en attendant avec ses cours particuliers. Je vais arrêter d’en parler complètement car cela ne sert à rien et de toute manière je suis trop loin pour avoir la moindre idée de comment cela fonctionne réellement là-bas. On s’arrête là, elle doit préparer ses cours ou faire Dieu sait quoi mais je la laisse tranquille.

Future UssesThe Existential Haunting (2018) • @analog #hard 3/5

10h23. Je suis vraiment dans le vague. Je pense que je vais faire une sieste par défaut. Je ne vois pas vraiment l’utilité d’attendre sans fin que quelque chose de se passe, en moi ou bien à l’extérieur.

11h49. J’ai dormi un peu, je ne sais pas combien de temps, puis babe m’a réveillé gentiment. On traîne un peu notre carcasse aujourd’hui. Ce n’est pas grave j’imagine de toute façon. Elle me dit qu’elle pourrait faire plein de cours en ligne, qu’il y a beaucoup de demande. Au moins, elle aura toujours de quoi vivre cette année si rien ne se passe.

De mon côté, je me contente de chercher de nouveaux disques. La musique est le dernier rempart avant la dépression générale pour moi. Tant que je peux encore faire cela, c’est que je survis. Je regarde l’audience minimale que j’ai sur mon blog et c’est assez misérable. Comment croire que je puisse faire quelque chose avec cela ? Il faut donc probablement passer à autre chose. Ou bien s’en moquer éperdument. Je prends du Tramadol pour que la journée glisse doucement.

• Medicine BoyLower (2018) • @analog #soft 4/5

J’ai toujours des doutes sur mon écriture, mais j’en reviens toujours à raconter la pure réalité du quotidien d’un bipolaire, d’un parasite de la société, d’un Sans Vie ou presque. Je ne peux rien changer à cela, je ne suis pas fait pour écrire autre chose, peut-être même ne suis-je pas fait pour écrire du tout, mais je ne pense pas. C’est tellement attirant et naturel de raconter ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas. C’est assez triste quand je compare cela à mes écrivains favoris, mais je ne dois pas faire cela.

Je suis à deux doigts de me coucher à nouveau après ce thé et la fin du disque. C’est probablement une bonne idée. Plus que quelques minutes avant la fin de l’album. Je regarde les secondes diminuer à droite, augmenter à gauche. J’enlève quelques couches de vêtements qui sont pourtant de trop ; il ne fait pas si froid que ça. J’ai besoin de confort il faut croire, d’être bien au chaud, comme dans un nid. Le disque est terminé, je vais me coucher.

Babe me parle dans le lit. Donc je ne dors pas, mais je ne suis de toute façon pas fatigué de cette manière. Je suis las et usé plutôt. On discute encore de tout le bordel jusqu’après quinze heures (neuf heures du soir pour elle). Nous ne savons ni l’un ni l’autre quoi faire pour nous réunir pour de bon. Cela ne fonctionne pas de son côté, ce n’est pas brillant du mien non plus.

BehemothI Loved You at Your Darkest (2018) • @analog #harder 5/5

Babe termine la discussion et se couche à point d’heure en ruminant des choses comme le fait qu’elle réduit à néant ce que je fais, comment je m’en sors, ou alors comme le fait de ne partager que ce qui ne va pas depuis le début de notre relation. Je lui ai répondu de tout partager, même les petites choses, comme je le fais d’ailleurs, ce qui permet de rendre les gros ennuis plus petits. Quant au fait de m’empêcher d’évoluer, je suis un Sans Vie, je n’évolue pas, en tout cas pas de cette manière. Ce que je fais est voué à l’échec et j’en suis conscient. Ce n’est pas grave, je le fais quand même, elle n’y est pour rien. Elle subit même mes problèmes aussi. Je ne suis pas stable comme les gens vivant dans le monde. On a décidé il y a plus de deux ans qu’on s’aimait. Moi, cela me suffit pour patienter autant qu’il le faut. Et si je dois encore retourner à Manille parce qu’elle ne peut pas venir ici, alors je le referai.

Sur ce, je mange trop de sucre, je fume un stick et je vais me coucher. Je me relève, je prends une bonne douche et j’écoute le nouvel album d’un de mes groupes favoris (décidément c’est une semaine excellente concernant les sorties de disques).

High On FireElectric Messiah (2018) • @analog #harder 5/5

Une fois de plus, je n’ai fait aucune tâche ou presque de ma journée. Babe a raison sur le fait qu’elle m’empêche de faire des choses, mais d’abord c’est de ma faute à toujours vouloir être avec elle et ensuite, mon aboulie légendaire fait le boulot. Je n’ai pas totalement rien fait. Puis j’ai écrit un peu et la soirée n’est pas encore terminée et j’ai écouté beaucoup de nouveaux disques.

Bien sûr, ce serait bien si j’écrivais des choses intéressantes mais cette manière d’écrire n’est pas faite pour moi. J’écris du rien, j’écris le temps qui passe, c’est tout. Je sais que je n’ai pas le choix. Je dois dire la vérité, entière et seulement. Tant pis pour le style, l’aventure et tout le reste. L’important reste la réalité de l’existence pitoyable.

Je vais probablement garder mon blog, tant pis si cela me coûte un peu, mais je dois mettre quelque part mes journées, quitte à en faire autre chose plus tard, mais pas pour le moment. Je ne me préoccupe pas de la portée de la chose bien entendu. Je ne cherche jamais à me faire connaître. Je dis tout mais bizarrement j’ai trop de pudeur pour faire de la communication pour mon blog ou ce genre de choses. Je n’ai jamais été un marchand, c’est l’un des grands problèmes de ma vie dans la société actuelle. Je n’ai rien à vendre, sauf moi, mais je ne sais pas le faire.

Je lis rapidement toutes les news de la journée. Je garde une vision suffisamment claire du monde pour ne pas me laisser écraser par mégarde. Rien de plus j’imagine. Je préfère me méfier de ce qui se passe actuellement un peu partout sur la planète. D’autant plus que ma compagne est Philippine. Je me sens plus concerné que si j’étais seul dans mon appartement en mode autonomie complète. Ce serait plus facile, c’est certain, mais ce n’est pas ce que mon cœur me dit de faire. Et il est plus fort que ma raison.

Mitch von ArxPyramids (2018) • @digital #regular 3/5

Je ne parle pas spécialement de ce qui se passe dans le monde en général. Ce sont des faits plus ou moins éclairés que je survole mais que je ne traite jamais. Cela ne m’inspire rien sinon un vague dégoût et une certaine forme de tristesse.

La journée se termine, j’ai un peu mal au ventre. Je vais me mettre un patch pour la nuit aussi, je vais fumer un stick et peut-être, lire si j’en suis capable, mais probablement pas. Demain, je me lève à sept heures et je me mets à faire plus de choses, nécessaires, dans tous les domaines. Cela ne me fait pas rêver par contre.

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